Hier...
“Le passé de Portet-sur-Garonne est indissociable de celui des autres agglomérations installées au confluent de la Garonne et de l’Ariège. Les deux fleuves représentent le fil commun de leurs destins. Ces localités possèdent tous les caractères propres aux villages fluviaux, mais y ajoutent les traits particuliers que leur apporte la jonction des eaux.

Le site primitif a déterminé un réseau de communications qui colle étroitement aux fleuves dès l’Antiquité, ils sont doublés de routes, puis de voies ferrées au XIXème siècle, et d’autoroutes aujourd’hui. Les lignes électriques s’y croisent aussi, avec l’un des plus importants postes de transformation au plan national. La circulation des véhicules et le transport de l’énergie se sont calqués sur le cours de l’Ariège et de la Garonne.
Il n’est donc pas étonnant que le mot “carrefour” revienne souvent dans l’histoire de ces villages. Une telle croisée de chemins favorise le trafic commercial, apporte l’information et les idées nouvelles mais voit aussi passer les armées.
Lieu de passage fréquenté entre pays de Foix, Comminges et Toulousain, la zone de confluence met ces régions en communication et en même temps leur sert de frontière : au Moyen Age, l’endroit limitait les comtés de Toulouse et de Comminges, le Languedoc et la Guyenne. Au XIVème siècle, les châteaux de Pinsaguel et de Portet furent les gardiens du carrefour, parterre et par eau. Position inconfortable parfois, quand il s’agit d’arrêter les contrebandiers du sel, de verrouiller le passage pendant la guerre de Cent ans ou celles du XVIème siècle, de gêner les armées anglaises sous l’Empire, ou de préserver la région d’une épidémie de peste humaine ou bovine...

Le Confluent constitua longtemps une entité sinon territoriale, du moins économique et militaire. si le comté de Comminges englobait Roques, Roquettes et Saubens, ces villages ne se sont pas tourné vers Muret mais vers le nord, tout comme Pinsaguel, Pins, Villate et Justaret qui faisaient partie du territoire de Portet.
Pendant des siècles, tout un peuple de ramasseurs de sable et de cailloux, de bateliers et de pêcheurs a façonné une sorte de “pays”, avec ses intérêts propres, son mode de vie et ses problèmes particuliers. un pays qui s’est estompé au fur et à mesure que décroissait l’importance des fleuves. Il en reste aujourd’hui la conscience vague d’une ancienne communauté de destin. Mais l’uniformité urbaine de nos jours la rend de plus en plus confuse...”
Aujourd’hui...
Portet-sur-Garonne est un chef-lieu de canton de l’arrondissement de Muret de 8807 habitants qui a su affirmer face à la métropole régionale son évolution propre en préservant une identité forgée au fil de l’histoire et en dynamisant son tissu économiques (sept zones d’activités regroupent quelques 500 entreprises de toutes tailles et dans tous les secteurs d’activités).
La ville est tour à tour havre de paix, cité du souvenir et de la tradition ouvrière, cité moderne accueillant de nombreux jeunes couples.
Les choix architecturaux et urbanistiques sont venus conforter cette dimension en favorisant le logement social ou la construction de pavillons résidentiels et en valorisant le patrimoine communal.
Ses quartiers s’étendent du nord au sud, en parallèle du fleuve et constituent autant d’îlots d’habitation à dimension humaine.
Les berges de la Garonne et le Parc Naturel du Confluent constituent un poumon vert où aiment se promener de très nombreux badauds.
